Un bon début

Publié le par Jan Vermeer

 

Vendredi 04 mai, je suis arrivé à Lima (Pérou) pour rejoindre Antonio et Fernando, les deux biologistes qui vont faire l’étude sur les titis. Nous sommes arrivés tard dans la soirée dans la ville de Tarapoto, où j’étais heureux de trouver un lit après 30 heures de voyage !

 Le samedi matin, nous sommes allés visiter le marché et nous avons été rapidement confrontés à un des problèmes de conservation de la nature : le commerce illégal de la viande de brousse. Plusieurs personnes vendaient de la viande de cerfs et de pacas, un rongeur. Ensuite, nous avons pris le taxi en direction de Moyobamba, notre base pendant l’étude. Nous avons été accueillis chaleureusement par Hélène et Carlos, initiateurs de IKAMA Pérou, une association française pour la protection de la nature au Pérou qui s’occupe surtout de singes laineux et singes atèles devenus orphelins à cause du commerce de viande de brousse. Je vous donnerais plus d’informations sur leur travail dans un prochain rapport de voyage.

Le dimanche, nous avons visité leur refuge au bord de Rio Mayo, avec pour objectif d’enregistrer les vocalises des titis et de les filmer. Nous avons eu de la chance : seulement 30 minutes après notre arrivée nous entendions un groupe. Nous sommes allés en leur direction rapidement, sans faire de bruit. Je me suis avancé un peu et j’ai réussi à enregistrer parfaitement leur chant et même à les filmer. C’était une famille de 5 à 6 individus. Bonne réussite ! Nous avons cherché encore d’autres groupes mais aucun n’a chanté et nous n’avons pas pu en observer d’autres.

Le lundi, nous sommes partis sur un site à environ 30 Kms à l’est de Moyobamba. Pendant le trajet, nous avons bien vu le taux de déforestation dans cette région ! Si nous voulons éviter l’extinction du titi, nous devons réagir rapidement. Après deux heures de marche dans les rizières et d’autres cultures, nous entendions les vocalises de plusieurs groupes de titis. Il reste donc encore des animaux dans ces petits fragments de forêt. L’accès est difficile mais au bout d’une demi-heure et beaucoup de griffures de branches, nous pouvons enfin observer et filmer un groupe de 5 animaux. Ils sont très farouches, certainement à cause de la chasse. Les gens les tuent pour les donner en nourriture aux chiens (!) et pour vendre les jeunes comme animaux de compagnie. Les fragments de forêt sont petits et j’ai peur pour l’avenir de ces animaux.

Le mardi et le mercredi, on se lève à 5 heures du matin pour partir. Ca va être notre rythme pendant l’étude. Les titis commencent à chanter vers 7-8 heures donc nous devons être sur place plus tôt. Une fois arrivés sur un site d’étude, nous demandons aux gens s’ils connaissent le titi. Nous montrons des photos et faisons écouter les vocalises que nous avons enregistrées le dimanche. Nous avons déjà remarqué que cette deuxième méthode est la meilleure. Après les interviews, nous essayons de trouver les singes. Ca n’a pas fonctionné le mardi et le mercredi. Les gens connaissent le titi mais probablement à cause de la pluie (toute la journée !) nous n’avons pas réussi à trouver les animaux. On va réessayer demain…..

 

Publié dans Projet titi

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